Rencontrez notre pilote de lignes favori, M. STUART STRINGER

Un pilote de lignes commerciales respecté, ayant voyagé dans le monde entier et qui a pourtant élu l’Algarve comme résidence. On en comprend la raison dès que nous commençons à discuter avec M. Stuart Stringer

YLP: Parlez-nous un peu de vous. Où êtes-vous né?
Où avez-vous vécu?

STUART: Je suis né en Écosse, aux portes d’Aberdeen, d’une mère écossaise et d’un père anglais. Nous avons vécu en Écosse au début, et ensuite nous avons déménagé aux portes de Londres, où j’ai fini ma scolarité.
J’ai aimé mon enfance; J’ai eu beaucoup de chance d’avoir de bons amis et de passer mes vacances dans une ferme en Écosse avec mon grand-père et mes cousins.
Après être parti de chez moi, j’ai vécu en Allemagne, en GB, aux USA, à Abou Dhabi, en Hollande et finalement au Portugal.

YLP: Avez-vous toujours su que vous vouliez être pilote? Vous rappelez-vous de quelques passages amusants? Avez-vous évité certains incidents de justesse?

STUART: Voler, c’était la dernière chose à laquelle je pensais lorsque j’ai quitté l’école. Il avait été décidé que je ferais un stage en tant que métreur et qu’ensuite je rejoindrais une entreprise du bâtiment que mes oncles possédaient en Écosse. Donc à 18 ans, je suis rentré à l’université à Londres, afin de commencer mes études.
Mon coeur n’y était pas et passé un an, je savais que je ne pourrais pas faire ça toute ma vie. Alors, malgré la déception de mes parents, j’ai abandonné les études et j’ai profité de la vie durant les années 60, à Londres. Toute bonne chose ayant une fin, il était donc temps de trouver un travail. Je ne me rappelle pas pourquoi mais j’ai postulé à la Royal Air Force et à la Royal Navy. La RAF m’a répondu en premier et c’est ainsi que j’ai débuté ma carrière de pilote.
Voler dans les escadrons de première ligne, en raison de ce que vous faites est assez dangereux mais l’excitation prend le dessus et la plupart de nous y ont survécu. J’ai pourtant subi une collision en vol, en survolant l’Allemagne, lors de ma première formation d’escadron en tant que très jeune Officier pilote. C’était en fait le jour de ma promotion comme officier aviateur, qui, grâce au Ciel, ne s’est pas arrêtée de sitôt. J’ai fini parachuté au-dessus de la petite ville hollandaise de Posterholt et je me suis posé au beau milieu de la rue principale, qui heureusement n’était pas beaucoup mouvementée et je me rappelle encore de cette vieille dame sortant de sa maison avec une chaise qui m’était destinée afin que je m’asseye, me
ramenant un verre de vin. C’était vraiment bon! Assis là-bas au soleil, avec
un verre et une cigarette, j’ai de suite pensé: la vie est belle !
Elle avait certainement déjà fait ça avant, en 1944.

YLP: Lorsque vous vous trouvez dans un vol en tant que passager,
qu’est-ce qui vous embête le plus?

STUART: En général, très peu de choses m’irrite, car la plupart de mes
vols, ces derniers temps, ne durent que quelques heures, mais si je devais
mentionner une chose, ce serait la constante communication des hôtesses
de l’air et stewards d’une certaine compagnie aérienne et leur “Gong
d’Arrivée à l’Heure”, mais on ne peut pas trop en exiger, compte tenu du
peu d’argent que l’on paie pour un service généralement bon.

YLP: Est-il vrai, qu’un pilote et son co-pilote ne peuvent pas manger le
même repas?

STUART: Oui, en effet, et c’est facile de comprendre, vu que certaines
intoxications alimentaires peuvent entraîner une incapacité totale.
Il y a un peu près 20 ans, je volais vers Abou Dhabi et par chance,
passés 30 minutes, l’autre pilote a commencé à ne pas se sentir bien.
En 10 minutes, il était presque inconscient et incapable de réaliser toute
fonction. Il a été emmené à l’hôpital à l’arrivée et y a passé la semaine.

YLP: En tant que pilote, vous avez dû découvrir des destinations
merveilleuses. Laquelle vous a le plus marqué?

STUART: J’ai visité et vécu dans plusieurs lieux merveilleux et aussi dans
certains pas si merveilleux que ça. C’est donc difficile d’élire un seul
endroit. Mais si je devais en désigner un, ce serait l’Australie, que j’ai
toujours aimé visiter et aussi la Malaisie, où j’ai pensé prendre ma retraite,
une fois.

YLP: Quand avez-vous découvert le Portugal? Et quelle a été la première impression de ce pays ?

STUART: J’ai visité pour la première fois ce pays, en 1974. Et à cette
époque, il y avait une révolution en marche; je n’y suis pas resté très
longtemps. J’y suis retourné en vacances, à la fin des années 80 et j’ai tellement aimé l’Algarve que j’y ai acheté une maison, où je continue à vivre aujourd’hui.
Donc vous pouvez dire que j’ai eu une bonne première impression

YLP: Pourquoi avez-vous choisi l’Algarve comme résidence permanente?

STUART: Je me suis toujours senti à l’aise ici. Les gens, le climat, la
vie sociale, la côte Atlantique, la proximité des amis et de la famille et
possédant déjà une maison ici, ont fait que la décision a été très simple à
prendre. Ce qui est également très important, c’est que ma femme Marie-Josée aime beaucoup vivre ici.

YLP: Comment pourriez-vous décrire l’Algarve à quelqu’un qui ne le
connait pas?

STUART: Le Paradis!

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